Dans un litige, tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins.
A priori, le caractère informel des SMS semble s’opposer frontalement au droit de la preuve. C’est notamment le cas lorsque la loi exige une preuve écrite, attribuable formellement à son auteur.
Pour autant, les juges n’hésitent plus, dans certains domaines où la preuve est libre, à considérer la preuve par SMS comme recevable.
Ainsi, il devient fort dangereux pour un employeur d’exercer son harcèlement sexuel en utilisant des SMS. En effet, si ceux-ci ne restent pas gravés dans le marbre, ils demeurent gravés dans la mémoire du téléphone de leur salariée. Cette dernière peut alors les utiliser comme moyen de preuve pour faire constater l’existence du comportement répréhensible de son employeur.
La solution est également la même lorsqu’un mari, imprudent, conserve dans la mémoire de son téléphone cellulaire les preuves de son forfait. En effet son épouse est alors en droit d’utiliser, lors de l’instance de divorce, les SMS envoyés par sa rivale contre son époux, trahi par la technologie.
Invention moderne, les SMS ont donc été rapidement assimilés par le droit, offrant ainsi une nouvelle arme pour les plaignants et un nouveau casse tête pour les juges qui seront désormais amenés à déchiffrer des formules aussi énigmatiques que : « A l1di à l’otL, chuis tro akro g l’Kfar. Ta meuf è tro koQ. Jtm tro, chui d1gue de toi. A bi1to ».
Traduction qui a nécessité l'invervention d'un expert ès language SMS : A lundi à l’hôtel, je suis trop accroc, j’ai le cafard. Ta femme est trop cocue. Je t’aime trop, je suis dingue de toi. A bientôt.
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