Éditorial
Par Lionel Andreu
Maître de conférences à la faculté de droit de Nantes
« Cliquedroit : le droit à portée de clic ». Ce slogan résume parfaitement l’objectif que poursuit une poignée d’étudiants, brillants et zélés, sous le parrainage d’enseignants confirmés : le droit, qui régit les relations de tous les hommes en société, à chaque instant de leur existence, doit être rendu accessible à tous. L’image de l’avocat, accusé d’accaparer de manière coupable le savoir juridique par des formules inintelligibles pour le commun des mortels, est trop présente dans les esprits : la vulgarisation du droit est louable de tout point de vue.
Sont ainsi mises à la portée de tous les réponses à de nombreuses interrogations : quelles sont les clauses abusives dans la téléphonie mobile ? Un étudiant peut-il contester sa note ? Qu’est-ce qu’un plagiat ? Comment calculer son impôt sur le revenu ? Quels sont les droits d’une personne mise en garde à vue ? Peut-on contester son licenciement ? etc. Le lecteur curieux, parcourant la rubrique judicieusement dénommée « insolites », apprendra encore qu’un chèque peut, en théorie, être valablement rédigé sur du papier hygiénique, que la légitime défense peut-être exercée à l’encontre d’un lapin, qu’on ne peut congeler ses parents à leur décès ou qu’il est possible de prévoir qu’un contrat sera exécuté « à la saint Glinglin » !
Cet échantillon de thèmes traités par les membres de Cliquedroit suggère toute la richesse d’un site prometteur, destiné à s’enrichir de nouvelles fiches thématiques. Gageons que, les premières graines ayant été plantées, elles germeront pour devenir – pourquoi pas – une forêt : c’est le mieux que l’on puisse souhaiter à Cliquedroit.